KANTÏK OPERA III

Une création originale de Mickaël Sabbah
Saison 2003
 
« Mais qui sans amour existe ? » (Serge Gainsbourg)
Tandis que le Kantïk Opéra II, s’attachait à transmettre une interprétation contemporaine du Cantique des cantiques, livre de la Bible rédigé par Salomon, le Kantïk Opéra III s’évertue à approfondir cette interprétation.  

Mémento
 
L’intrigue s’articule autour de trois personnages : le Roi Salomon, le Berger, et la Sulamite. Le chœur les accompagne et interprète tour à tour les femmes du harem, les hommes de la cité, les frères de la Sulamite et le Sage. 
Jeune et belle paysanne, la Sulamite aime le Berger. Ses frères jaloux de cette idylle, la vendent au Roi Salomon. Le Roi l'intègre dans son sérail et la soumet à la richesse et la luxure. Malgré son corps souillé, elle continue de croire en son amour et mène les femmes du harem à la rébellion.
Le Berger enlève la Sulamite et la ramène dans son village natal. Le Roi part à leur poursuite avec son armée afin de tuer son rival et marier sa promise. La Sulamite supplie son amant de s’enfuir loin de la Cité et  « des hommes esclaves de leur propre connerie ».

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Cette création repose sur une opposition entre le Roi Salomon, symbole de pouvoir et le Berger, symbole de liberté. La Sulamite au milieu de ces deux hommes raconte la condition féminine. Pour l'amour du Berger, elle choisit de résister aux propositions du Roi, qui lui promet une vie sédentaire emplie de richesses contre la liberté de son corps.
 
La Sulamite incarne la première apparition de la vertu de l'amour, le moment où l'instinct profond atteint la sphère la plus haute de la morale dans la conscience libre et fière d'une jeune israélite. La Sulamite est une simple fille de la naïve antiquité, mais elle sait que « l'amour est plus fort que la mort ». Quant au Berger, ce qui fait sa noblesse est le devoir et la raison, puisqu'il n'est grand que lorsqu'il se sacrifie à une fin voulue et désintéressée, 
 
Le Cantique des Cantiques demeure le plus ancien récit du triomphe des amants fidèles. 
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Le jeu
 
Dans Kantïk Opéra III, il s'agit de privilégier ce qu'il y a de plus basique et brut dans le théâtre afin de retrouver la substance primitive de toute représentation : jouer avec le réel pour mieux le vivre et éviter qu'il ne nous tue. L'inspiration du Cantique des Cantiques permet ce retour aux origines en tant que ce texte, d'un ancien esprit hébreu, est dépourvu de symbolisme, de spéculation sur la divinité ou d'intention mystique et donc de poésie théâtrale.
Ainsi, les acteurs prennent possession de la scène, de l’entrée à la sortie des spectateurs. En mouvement, ils évoluent sur le plateau, ne s'asseyant dans le noir qu'aux changements de tableau. 

Leur jeu est incantatoire et vise à mettre le public en contact direct avec les mythes, la féerie de l’existence et sa monstruosité. Le chœur reprend en écho, chante, chuchote les textes des personnages centraux.

Le fond sonore est orchestré par une contrebasse, un saxophone et le choeur. Contrebasse et saxophone accompagnent le texte, le suspendent parfois par les silences. Avec leur grain de folie  « classique », ou  « jazzy », ils atténuent le côté solennel du choeur, le plongent dans un univers  « déglingué » et accentuent le langage déstructuré de Salomon.
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Aux moments forts de la pièce (début, milieu et fin) se font entendre des incursions du Requiem de Mozart et lors du salut final un morceau de Marylin Manson.

Les éléments de décor du Kantïk Opéra I tel que le mobile en miroir, le tissu et les bougies argentées sont réutilisés comme symbole d’une histoire ancestrale, secrète et commune qui sans cesse se répète dans les mots, les sons et les images. 
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Pour le choeur, l’unité du groupe prédomine. Il est habillé  avec des vêtements noirs moulants et couvrants. C’est à la fois un ensemble homogène et pluriel. 
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Seuls les mains, les pieds et les visages des acteurs sont visibles. Leurs visages sont peints en blanc opaque. Leurs cheveux sont tirés en arrière. Ils ressemblent à des pantins désarticulés. 
Il n’y a plus de pause. Salomon joue avec le choeur. La Sulamite et le Berger se rencontrent et se touchent. Les interactions se multiplient. Le choeur dessine des chorégraphies dans l’air et au sol. Le mouvement sur le plateau est constant et magmatique. La pièce, plus puissante et plus physique est désormais un opéra moderne.
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DISTRIBUTION
Une création originale de Mickaël Sabbah

Écriture et mise en scène : Mickaël Sabbah  
Comédiens : Johana Di Dio (la Sulamite), 
Claire Longchamps, Marie-Laure Leuleu,
Stéphanie Roppers, Emanuelle Angélique
(les Femmes du harem, les Hommes de la cité, les Frères de la Sulamite et le Sage),Thibault Pinson
(le Berger), Mickaël Sabbah (le Roi Salomon)
Musique : Vincent Brisoux (saxophone),
Francis Jourdain (contrebasse)
Costumes : Audrey Butowski
Assistanat costume : Ursula Butowski
Lumière : Cyril Desclés
Graphisme : Bastian Souyri

Le Kantïk Opéra III a été présenté quinze fois en 2003 : Ancien tribunal du Vigan (30) / Théâtre de l’Albarède à Ganges (34) / Théâtre des Grésilles (Dijon) / Bistrot de la Scène - Festival Un temps pour les Anges (Dijon) / Chat Noir Café (Paris XI).

© 2020 par Mickael Sabbah.