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michael@theatredutemps.fr      

Il naît à Sèvres en 1976,

il intègre au lycée une section littéraire option art dramatique et
entre dans la troupe du TJV dans laquelle il joue le rôle de résistants
dans Génération Liberté de Serge Ressiguier en et de Giovanni dans Faut
pas payer de Dario Fo en tournées et au Théâtre des Treize Vents à
Grammont.

Il fonde, avec Nathaël Pradel, la Cie Dez Apaçis Délices et monte Le
Petit Prince d’Antoine St-Éxupéry à l'Université de Paul Valéry de
Montpellier et en tournée.

Il intègre, dans le courant de l’année 96, la Cie de  la Mer au côté de
Moni Grégo et suit des cours au conservatoire de Sète où il obtient le
certificat de fin d’étude avec les félicitations du jury. Il participe
en tant qu’acteur et assistant à la mise en scène à plusieurs créations
de la Cie (La Valse, Rire de crise et crise de rire, Jazz et vin de
palme, Les limites du supportable, Roberto Zucco, En attendant Godot,
Voyage au bout de la nuit, Dire Guyotat...) qui se jouent, entre autres,
au Festival et aux Hivernales d’Avignon (Théâtre du Colibri et Chapelle
des Pénitents Blancs), au Théâtre Molière, au Théâtre de la Mer, au
Théâtre Jean Vilar et à la Scène Nationale de Sète.

En 99, il revient à Paris et obtient les diplômes de l’École du Sapajou,
de l’Atelier Théâtre Pierre Spivakoff, de l’École Nationale du Cirque
Annie Fratellini ainsi qu’une équivalence de licence théâtre à Censier
Sorbonne Nouvelle. Durant toute cette période, il travaille entre autres
avec Moni Grégo, Yves Ferry, Ludvik Flashen, Marie-Noëlle Régianni,
Philippe Berling, Jean-Claude Fall, Lila Greene, Jean Marie Sénia,
Daniel Lemahieu, Yves Reynaud, François Campana, Jean-Pierre Sarrazac,
Richard Demarcy, Annie et Serge Ressiguier, le Roy Art, Claude
Gaignaire, Luc Sabot,  Robert Crumb, Yann Allégret, André Nataf,
Madeleine Laïk, Michel Gendarme, Mustapha Aouar, Mohamed Guellati,
Gérard Lepinois, Anne-Gaëlle Jourdain, Antonio Diaz-Florian…

En 2000, il se lance dans une recherche sur la langue associée au jeu
d'acteur et à la pluridisciplinarité. Il fonde la Cie Brocéliande.
Danse, musique, photo, vidéo, peinture, multimédia, couture, osmologie
sont les différents domaines artistiques qu’il se plaît à mêler au
théâtre. Il écrit plusieurs textes poétiques dont certains sont édités,
lus, joués, performés ou mis en espace comme Pied de Guerre, Dis Didi,
Texte pour Anïssa, Nidy birdy, L’odyssée d’ici, Djaba texte, Poésie
massacrée, L’eau, En vrac, Lettre d’amour à Audrey Butowski, M’âme sœur…

Il crée et organise, en l’honneur d’Olympe de Gouges et avec plus de
deux cents artistes, trois éditions du Festival Blue Valentine, festival
pluridisciplinaire sur les thèmes de l’Amour, du Voyage, de la Liberté
féminine et de l’Exclusion. Il organise plus d’une trentaine de courtes
formes en première partie de ses spectacles.

Il écrit, met en scène et joue six créations : Kantïk Opéra I, Kantïk
Opéra II, MKS texte I, MKS texte II, Nù et Échos. Il dirige alors plus
de deux cents personnes (acteurs, danseurs, musiciens, vidéastes,
scénographes, couturiers, maquilleurs, graphistes, chargés de
communication, techniciens, photographes, webmestres, nez, peintres). Nù
est jouée 20 fois au Bouffon Théâtre dans le XIXème arrondissement de
Paris du 12 avril au 7 mai 2005. Échos est jouée 20 fois au Théâtre du
Temps du 25 mai au 25 juin 2006 et obtient l'aide à la création du
Ministère de la culture (DMDTS) et l'aide à la reprise d’Arcadi.

Nù est jouée 20 fois au Bouffon Théâtre dans le XIXème arrondissement de
Paris du 12 avril au 7 mai 2005. Échos est jouée 20 fois au Théâtre du
Temps du 25 mai au 25 juin 2006 et obtient l'aide à la création du
Ministère de la culture (DMDTS) et l'aide à la reprise d’Arcadi. Mickaël
Sabbah est, actuellement, le nouveau directeur du Théâtre du Temps. Il
s’occupe des travaux de rénovation, prépare la programmation éclectique
et novatrice de 2008, la reprise d’ Échos, la création Koma (1.2.3) et
une nouvelle pièce en cours d’écriture.

Par ailleurs, il anime un atelier slam qui mêle valides/non valides,
travail sur la reconversion des sportifs de haut niveau et sur le
mélange sport/culture.

En partenariat avec la ville de Sèvres, la Mairie du XIème, l'IESA et
peut-être le Conseil Général des Hauts de Seine, il doit organiser la
prochaine édition itinérante du Festival Blue Valentine dans le Parc
Nationale de Saint-Cloud, dans le Parc de Brimborion, au SEL, à
l'Escale, à l'Atrium, dans la salle Olympe de Gouges et au Théâtre du
Temps et créer une performance avec un champion du monde de boxe, qui
mêlerait texte, combat, danse, musique et vidéo.

 

 

L'œuvre de Mickaël Sabbah est donc avant tout un travail de recherche
sur la langue, de surcroît accompagné d'un travail sur la
trans-disciplinarité dans le théâtre et sur la place de la parole dans
notre société moderne. C’est ce travail sur la langue et sur la
trans-disciplinarité qui a motivé la création de la Cie Brocéliande.

Kantïk Opéra I traitait de l’amour et du désamour, de la rupture, du mal
de vivre contemporain, du craquèlement de la civilisation et de
l'héritage psychique et affectif laissé aux enfants.

Kantïk Opéra II traitait de la liberté féminine, du rapport homme femme,
de la prostitution, de la sexualité et de l'esclavage, du rapport au
pouvoir et à l'argent.

MKS texte I, II et Nù traitaient du voyage intime et du parcours
initiatique vécu lors de l'adolescence, de la rupture avec le monde et
sa "normalité", du rapport à la transmission, du désapprentissage et de
la déconstruction des conventions, codes, et conditionnements sociétaux
(comme le rapport à la famille, à la patrie, à l'éducation, au travail,
à l'amitié, à l'amour, au bien, au mal...), du passage du monde de
l'enfance au monde d'adulte, de la dépossession de soi-même, de son
identité et de ses valeurs, du dépouillement psychique, physique et
affectif, du rapport à soi-même, à l'autre et à l'absurde, de la
rencontre avec d'autres cultures, d'autres coutumes, d'autres modes de
pensées, d'autres références, de l'errance des sens et de la raison, de
l' exil.

Échos, traitait très précisément des thèmes de l'exclusion, de
l'enfermement, de la folie, du rapport entre l'homme et la machine et du
rapport aux lois universelles et à la liberté absolue. Il ouvrait sur le
monde et donnait une dimension plus large, plus précise et plus
politique.

Koma (1.2.3) est donc cette langue particulière échafaudée petit à
petit, jusque-là, dans toutes les créations et qui s'est maintenant
complètement assumée en tant que telle : virtueuse, amoureuse, appelant à
une autre vie. Mise au contact des différents supports artistiques et ou
technologiques que sont la danse contemporaine, la musique acoustique et
électronique et le vidjing elle interagit, s'oppose, s'affronte, se
confronte, s'impose, s'appose ou se fond en eux pour poser des questions
fondamentales telles que le rapport à l'intime et au politique, le
rapport entre le corps et l'esprit, le rapport au connu et à l'inconnu,
le rapport à l'étranger et à l'étrangeté, le rapport aux nouvelles
technologies aux médias, à la communication et à l'éthique, le rapport
aux rêves, à la conscience, à l'inconscient, à la liberté, à la
manipulation de l'information et à la circulation de la pensée et des
images dans le cerveau, le rapport à la matière, à la peur, à la mort, à
l'accident et à la dépossession, le rapport aux valeurs occidentales et
aux valeurs universelles, le rapport au temps et à l'espace,  le rapport
à l'art, à la culture et à la poésie.  Par sa forme et son contenu (jeu
avec la langue et ses symboles, glissement de sens, fissions de mots,
analogies, anagrammes, synonymes, onomatopées, cri primal, interaction,
confrontation, jeu et fusion avec la danse, la musique, la vidéo et la
nouvelle technologie), Koma (1.2.3) pose des questions fondamentales et
propose des réponses possibles comme la découverte de nouvelles formes
de communication plus organiques et l'exploration non plus du territoire
concret matériel mais de l'espace imaginaire, sensible, sensoriel pour
enfin re-colorer, ré enchanter et re-sacraliser le monde et la vie.
 

© 2020 par Mickael Sabbah.